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L’influenceuse transgenre Amy Fournier reçoit une vague de messages haineux.

Le Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean Une jeune femme trans victime de messages haineux Amy Fournier, une influenceuse de 17 ans, utilise les réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes à la transidentité. Romy Boutin St-Pierre (accéder à la page de l'auteur)Romy Boutin St-Pierre Publié le 20 avril 2021

Quand elle s’est affichée comme trans sur YOLO, une extension de l’application Snapchat qui permet de rester anonyme, la Dolmissoise de 17 ans Amy Fournier a reçu une soixantaine de messages d’incitation au suicide et à la mort en à peine une heure. Je veux te voir au bout d’une corde. Je veux te voir morte. Je veux te voir souffrir. Je veux te voir sur une chaise électrique. Moi être tes parents, j’aurais préféré avorter. C’est pour quand l’avis de décès? Ce sont quelques-uns des messages anonymes qu’Amy a réussi à sauvegarder par une capture d’écran avant qu’ils expirent après avoir été vus. C’est sûr que des commentaires haineux, j’en reçois tous les jours, mais je peux vous dire que ça m’a affectée. Ça m'est vraiment rentré dedans de savoir qu’autant de gens voulaient ma mort. Une citation de :Amy Fournier Amy Fournier utilise habituellement l'application mobile de partage de vidéo TikTok, où elle est suivie par 52 700 abonnés. Connue sous le nom d'AmyXFou, elle souhaite y sensibiliser les jeunes à la transidentité. Sur l'application Snapchat, elle ne s’était encore jamais affichée comme trans auprès de ses 653 amis virtuels. Son identité de genre leur a été révélée quand l'un de ses contacts s’est servi de l'application de clavardage YOLO, qui permet aux utilisateurs de poser des questions anonymement à leur réseau de contacts Snapchat, pour lui demander quel était son nom « avant ». Elle n’avait encore jamais reçu autant de messages demandant sa mort en si peu de temps. Ces messages sur les réseaux sociaux ne sont pas sans conséquence selon Diversité 02, le seul organisme au Saguenay-Lac-Saint-Jean destiné spécifiquement aux personnes LGBTQIA+. Son directeur, Daniel Gosselin, a recensé que près du quart des appels qu'il reçoit concernent le suicide. Daniel Gosselin dirige l'organisme Diversité 02.


PHOTO : RADIO-CANADA / ROMY BOUTIN ST-PIERRE On dirait qu’il y a une culture qui est de plus en plus présente, une culture de haine. Et puis ça, on ne le voit pas seulement chez les personnes LGBT. Une citation de :Daniel Gosselin, directeur général de l’organisme Diversité 02 Des dénonciations publiques Amy n’est certainement pas la seule à être confrontée à ce type de violence. Ce phénomène d’intimidation virtuelle incitant au suicide et à la mort a été dénoncé par plusieurs figures publiques. Pensons au chanteur Jérémy Gabriel, à la participante d'Occupation double Éloïse Lafrenière, à l'influenceuse numérique, Élisabeth Rioux, à l'écrivaine Geneviève Pettersen ou encore, au premier ministre du Québec François Legault. Celui-ci a d'ailleurs prévenu qu'il ne supporterait plus l'intimidation sur sa page Facebook. Steve Waterhouse, ancien officier de sécurité informatique au ministère de la Défense nationale et spécialiste en cybersécurité


PHOTO : RADIO-CANADA Le spécialiste en cybersécurité Steve Waterhouse affirme que les policiers font souvent face à des contraintes légales pour avoir accès aux informations permettant d'identifier les intimidateurs en ligne. Le défi est encore plus grand lorsque l’anonymat entre en jeu, comme c’est le cas pour les utilisateurs de l’application YOLO. C’est très difficile d’arriver à conclure, hors de tout doute, que c’est la personne A qui a causé du tort à la personne B. Mais ce n’est pas impossible, c’est juste que c’est plus complexe. Une citation de :Steve Waterhouse spécialiste en cybersécurité Sanctions, contrôle et sensibilisation L'avocat criminaliste Jean-Marc Fradette rappelle que si la preuve est faite qu’on a conseillé à quelqu'un de se donner la mort, le Code criminel prévoit une peine pouvant aller jusqu’à un emprisonnement maximal de 14 ans, en partie tributaire des conséquences sur la victime. Des chefs d’accusation tels que le harcèlement criminel, la profération de menaces, l’incitation à la haine, la diffamation, la fraude à l’identité et l’intimidation peuvent s’ajouter. Ça ne veut pas dire que la personne va écoper de 14 ans évidemment, mais ça veut dire que, le législateur, en disant que la peine est de 14 ans maximum, envoie un message que c’est une infraction qui est objectivement grave. Une citation de :Jean-Marc Fradette, avocat criminaliste L'avocat Jean-Marc Fradette


PHOTO : RADIO-CANADA / ROMY BOUTIN ST-PIERRE Mis à part les sanctions judiciaires, un contrôle peut s’exercer directement par un média social. Chacune ayant sa propre nétiquette, c’est en agissant en nombre que la plateforme peut éventuellement bloquer un utilisateur. Après plusieurs signalements envers un même compte d’utilisateur, l'algorithme va s’intéresser à la cause et une intervention humaine sera alors commandée pour analyser la situation. La sensibilisation à une bonne utilisation des réseaux sociaux est aussi un moyen de contrer l’intimidation virtuelle à plus long terme. Entre sécurité et protection de la vie privée L’avocat criminaliste Jean-Marc Fradette croit que plusieurs changements législatifs et judiciaires touchant la cyberintimidation auront lieu dans les prochaines années. Selon lui, il serait crucial que les corps de police aient plus facilement accès aux informations des plateformes comme Facebook et Google, afin d’être plus facilement capables de bâtir la preuve. Le spécialiste en sécurité informatique Steve Waterhouse pense au contraire que c’est une pente glissante vers la perte de liberté d’expression et de liberté citoyenne. Il soulève le danger de confier à un État ou une entreprise privée le mandat de qualifier tout échange d’idées. Et pourquoi ne pas abandonner les médias sociaux? À la suite de la vague de messages haineux qu’elle a reçus, Amy Fournier a considéré quitter les différentes plateformes numériques. Mais après avoir reçu beaucoup de commentaires de soutien de la part de plusieurs de ses abonnés, l’influenceuse a opté pour une autre stratégie. J’ai décidé de me commander encore plus d’équipement caméra, pour faire encore plus de sensibilisation, parce qu’on voit qu’il n’y en a pas eu assez. Une citation de :Amy Fournie Amy souhaite se battre pour tous les membres de la communauté LGBTQIA+ qui n’ont pas la force d’être confrontés à cette intimidation de masse. Elle croit que les réseaux sociaux sont sa meilleure arme pour rejoindre les gens et sensibiliser sa génération à la réalité des personnes trans. Donc, s’il vous plaît, si toi tu ne feel pas derrière ton écran, appelle la prévention du suicide. Il y a toujours d’autres solutions que le suicide , conclut-elle



 

Voici les l'articles 10, 10.1et 11 DES DROIT À L’ÉGALITÉ DANS LA RECONNAISSANCE ET L’EXERCICE DES DROITS ET LIBERTÉS:


10.Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap. Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit. 1975, c. 6, a. 10; 1977, c. 6, a. 1; 1978, c. 7, a. 112; 1982, c. 61, a. 3; 2016, c. 19, a. 11.

10.1. Nul ne doit harceler une personne en raison de l’un des motifs visés dans l’article 10. 1982, c. 61, a. 4.

11. Nul ne peut diffuser, publier ou exposer en public un avis, un symbole ou un signe comportant discrimination ni donner une autorisation à cet effet.


• Le droit à la liberté vous permet entre autres d’agir et de prendre les décisions fondamentales qui vous concernent sans subir de pression extérieure.


• Votre droit à la dignité, c’est le respect que mérite chaque personne en tant qu’être humain.


•Droit à votre honneur

•Droit de votre réputation

Le non-respect de votre droit à la réputation et à l’honneur peut prendre différentes formes. Il peut par exemple s’agir d’une personne qui publie de fausses informations à votre sujet. C’est ce qu’on appelle alors de la « diffamation ».


Précision: Ce droit protège votre intimité et interdit que certaines informations qui vous concernent soient accessibles ou rendues publiques : votre image (ex. des photos de vous), votre corps (ex. des échantillons de votre sang), votre orientation sexuelle, votre identité de genre si celle-ci n'est pas public, votre état de santé, votre adresse, votre vie personnelle et familiale, etc.


Précision: Vos droits se terminent là où les droits des autres commencent. Il est donc possible qu’une situation particulière ou une loi vous impose des limites ou vous empêche d’exercer vos libertés et vos droits comme vous le souhaitez.


Alors, de quel droit où liberté vous disposez pour dire à quelqu'un de se donner la mort. Si je vis ma propre vie pour mon droit au bonheur ( et que j'en ai qu'une seule en plus ) et que je laisse les autres vivrent comme bon lui semble, pour quelles raisons, je peux intimider, harceler, violenter une autre personne seulement parce qu'elle est différente. La vie des autres, ça ne me regarde pas! Ne perdez pas votre temps avec la vie des autres. Mais gagnez du temps pour être vous-même heureux. Avant de mettre en échec la vie des personnes trans et non-binaires par des propos transphobes, apprenez à réussir la vôtres, c'est là votre principale mission et but dans votre vie. Croyez-moi, il n'y a pas d'argent à faire, ni de gloire à remporter de détruire les autres à part que cela démontre votre propre haine de vous-même. Avant de jeter la première pierre, regardez-vous le nombril, si vous êtes l'être parfait et suprême alors je me courbe à vos pieds vous êtes Dieu, si ce n'est pas le cas, toi aussi tu risques un jour ou l'autre d'être une victime. Pensez-y!


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